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Récolte mécanisée

Travaux betteraviers : des contraintes nouvelles pour l’arrachage des betteraves

Vendredi 7 septembre dans une salle obscure du Capitole sur la foire de chalons en Champagne, vidéo projecteur à l’appui, Crystal Union, Ropa, Grimme et Holmer Exxact ont planché sous l’œil attentif du délégué Nord Est des producteurs devant les entrepreneurs de travaux invités par EDT Champagne Ardennes et la FNEDT.  Parmi eux Pour les industriels : William Huet de Cristal Union, pour les planteurs : Emmanuel Pigeon de la CGB et pour les constructeurs : ROPA : François Flamant et Guy  Saudmont, HOLMER EXXACT : Pierre Nieuviarts, Daniel Tragus et Rafael Zakrzewski et GRIMME : Vincent Henne, pour EDT Champagne-Ardenne, Christian LEMERY , pour la FNEDT Jean-Marie Lefort et Jean Marie Lemaire EDT Nord Pas de Calais Picardie.

 

Introduction d’un paiement à qualité de l’effeuillage et du scalpage au champ

Le projet de modernisation de la réception des betteraves est à l’étude depuis quelques années. La réflexion vient de la correction d’une anomalie de bon sens : ce qui était jugé à la réception (l’évaluation individuelle du collet par décolletage manuel) n’était pas ce qu’il y a dans la parcelle à l’arrachage (la qualité du scalpage).

Le constat général côté Sucrerie sur la qualité d’arrachage est que « le travail de récolte apporte satisfaction ». Mais si le travail est globalement bon, la réduction des écarts est indispensable. Pourquoi ? Pour faire des gains de productivité en livrant et donc en réceptionnant le plus de poids possible de betteraves ce qui est l’intérêt du planteur.

Pour y parvenir, l’accord sur la réception va sanctionner les betteraves non conformes : betteraves sous effeuillées et ou sous scalpées et betteraves sur scalpées. Le but est 1 d’éliminer les verts, 2 de limiter le sur décolletage et 3 d’accroitre le pourcentage de betteraves micro scalpées. Une notation d’effeuillage s’appuie sur les travaux de l’Institut technique. Deux tranches de malus sont envisagées : une faible et une forte mais pas de bonus.

 

La relation entrepreneur planteur

La sucrerie s’y retrouve (moins de betteraves sur ou sous effeuillées ou scalpées), le planteur aussi (plus de tonnage). Quid de l’entrepreneur dont la rémunération de la prestation s’annonce en euros à l’hectare ?

La betterave réceptionnée, c’est la betterave arrachée et mise en silo au champ là. Donc, quand le planteur sera payé par la sucrerie, il verra l’incidence du nouvel accord de réception des betteraves avec le paiement selon la qualité de l’arrachage. Conclusion : Comment l’accord impacte les fondamentaux de la prestation de services de récolte que sont un prix à l’hectare, une technique en œuvre, le respect des sols, l’élimination de la terre, le planning. Sans grande surprise, la qualité de l’arrachage dépend de la vitesse, de la technologie et des compétences des conducteurs d’engins ce qui va contre un prix de prestation à l’hectare et plus un prix à l’heure.

 

Les résultats des essais 

Les travaux préparatoires sur la réduction des écarts pour parvenir à la betterave cible « sans feuille et faiblement scalpée » ont notamment consisté à faire des essais au champ pour voir ce qui se passe selon les techniques, les machines, les terrains, etc.

On ne peut pas tout demander à l’entrepreneur ! La qualité d’arrachage dépend du terrain (terres blanches, terres noires) de la préparation du sol, du semis, de la levé, de la maitrise de l’herbe, etc. Selon les situations, la qualité du travail d’arrachage sera au départ plus ou moins bon (sans évoquer des campagnes comme 2012 ….). Ces préalables levés, que se passe-t-il dans le champ ?

Les essais faits montrent un lien étroit entre la qualité à atteindre et la vitesse d’arrachage quel que soit la machine, la marque, la technique. Ce constat est unanime : sucrerie, entrepreneurs et constructeurs présents. Ensuite, ROPA, GRIMME et EXACCT HOLMER se sont attachés à Chalons à décrire l’impact positif de leurs derniers dispositifs de scalpage sur la qualité de la récolte et- de la maitrise par les conducteurs.

La réussite de la qualité de l’arrachage sera donc liée à un autre calcul des prix de marché qui tienne compte de la surface et du temps d’arrachage pour la qualité voulue par le client dans le champ qui déterminera le prix à l’usine. Cette dernière fera une photo numérique de chaque réception. S’ouvre donc une discussion contractuelle entre le client et l’entrepreneur que l’on pourrait voir avec un barème d’arrachage selon la vitesse et la technologie en place.

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